Peut-on sortir des fractures numériques cognitives ?

Les foyers à faibles revenus disposent d’équipements numériques parfois plus nombreux que ceux des foyers les plus favorisés. Ce fait est conforté par des travaux de recherche comme ceux du projet ANR INEDUC (2012 – 2015) et s’accompagne de l’identification d’une fracture cognitive importante. En d’autres termes, il est temps que l’école se préoccupe de cette inégalité qui se développe en dépassant les plans d’équipement pour passer à une échelle autre, celle de la prise en compte réelle des inégalités que génère actuellement l’usage du numérique et en particulier celles qui la concernent au premier plan, celles de l’apprentissage, les inégalités cognitives et plus largement culturelles. Mais avant d’aller plus loin, il faut aussi se demander si cette question que l’on pose à l’école à propos du numérique on l’a posée avant le numérique de façon aussi explicite. C’est un peu comme la question de la plus-value exigée du numérique alors qu’on s’interroge à peine de celle des autres moyens techniques dont nous disposons habituellement, du papier au tableau, du cahier au livre ou encore de la salle de classe.

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Enfants et adolescents : les citoyens d’une société de flux

Google est-il le nouveau diffuseur et censeur du monde ? Quels savoirs scientifiques ou techniques, quels modes sociaux de partage doit-on développer pour les élèves et les enseignants ? Comment accroître une culture numérique ? Voici les questions qui ont été posées lors de la conférence sur le sujet « les citoyens d’une société de flux » qui a eu lieu lors des rencontres « Les Boussoles du Numérique » à Cenon les 10 et 11 décembre dernier. Jean-Louis Durpaire, invité de cette table ronde, a bien voulu revenir sur les réponses qu’il a a apportées à ces problématiques.

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Le journalisme participatif – Par Franck Rebillard, professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

Journalisme participatif, journalisme amateur ou journalisme citoyen en version française, participatory journalism, grassroots journalism, citizen journalism, en version originale, toutes ces expressions ont fait florès dans les années 2000. Elles tendent à désigner un même phénomène au final : l’intervention de non-professionnels dans la production et la diffusion d’informations d’actualité. Si une telle définition peut convenir, dans l’absolu, à tous les types de supports médiatiques (presse, radio, télévision), force est de constater que l’emploi des expressions précitées a été contemporain du développement de l’Internet. Plus précisément, l’idée même d’un journalisme participatif a véritablement pris son essor avec la vogue autour du Web 2.0 : les facilités de publication en ligne procurées par les blogs ou les plateformes dédiées ont alors laissé espérer une prise en main de l’information par tout un chacun. Près de dix années plus tard, qu’en est-il advenu ? En nous centrant principalement sur les sites de journalisme participatif, notamment en France, nous verrons qu’à une phase initiale largement baignée d’utopie a succédé une intégration progressive par les professionnels de l’information et l’industrie des médias. Pour autant, il reste du projet participatif de départ des originalités susceptibles à la fois de renouveler les pratiques journalistiques et d’offrir des espaces pour une information alternative.

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